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Denis et Nathalie
La prose du potager - La lune et ses influences
Samedi, 10 Mai 2014 16:59
Au potager, nous essayons de mettre un peu de lune dans notre travail. Mais ce n'est pas toujours possible !! Entre le travail qui nous dépasse et la pluie qui menace, le moment idéal des semis avec la lune ne passe pas en priorité.
Dans la dernière prose, nous parlions des différents cycles de la lune et autres phénomènes. Certains d'entre eux sont à retenir, surtout si vous êtes néophyte dans le domaine.
• il y a la lune croissante et décroissante, facile à repérer dans le ciel nocturne et les calendriers. Ce n'est pas très important pour le jardin contrairement à ce que l'on pense.
• Il y a la lune montante et descendante. Pour connaître ce cycle, il nous faut un calendrier lunaire. Ce cycle ne se voit pas directement par l'observation. C'est pourtant ce phénomène qui guide les jardiniers dans leur travail .
• Il y a les passages de la lune devant les constellations qui donne des jours fleurs, des jours fruits, des jours racines et des jours feuilles.
• Il y a les nœuds lunaire moments néfaste pour le travail au jardin.
En lune montante, les greffages sont favorisés, la lune descendante, améliore la réussite des plantations et des repiquages.
Les semis, cueillettes et autres interventions sur la plante sont à effectuer selon les indications du calendrier lunaire en jours fleurs, racines, feuilles ou fruits.
Cette semaine, la 19eme, lundi, mardi, et mercredi sont des jours feuilles. Mercredi, jeudi et vendredi sont des jours fruits. Vendredi, samedi et dimanche sont des jours racines.
Mais notez que jeudi, restez couchés, non pas que se soit férié mais c'est un jour néfaste de nœud lunaire. Vendredi nous passons à la nouvelle lune.
Sachant qu'actuellement Mars est visible dans le ciel étoilé à l'Est et Jupiter à l'Ouest le soir, cela doit peut-être modifier le calendrier lunaire des travaux. Difficile de s'y retrouver.
Si d'aventure, vous souhaitez voir un petit bout de la beauté du monde, rendez-vous sous la voute étoilée dès que la nuit sera sans nuage. Mars et Jupiter sont là pour un bout de temps.
 
La prose du potager - Entre deux saisons, une période critique...
Mercredi, 09 Avril 2014 22:17
L'hiver est passé, le printemps est installé et les légumes poussent à leur rythme.
Cette période au potager, comme chez tous les maraichers, est une période tendue.
Nous arrivons à la fin des stocks d'hiver (enfin !, nous direz vous !) et les légumes de printemps arrivent au compte-gouttes. Les serres nous aident à forcer la nature mais nous ne pouvons pas faire que des prouesses. Nos précieux tunnels ont en grande partie été vider pour accueillir cette semaine les premiers plants de tomates et de courgettes. La semaine prochaine ce sera au tour des plants de concombres et de tomates anciennes.
Pour l'heure, faire des paniers devient un casse-tête. Nous faisons des tours de jonglage entre nos légumes et ceux de nos voisins, le jardin de cocagne : ''J'ai un peu de ceci en trop, est-ce qu'il te reste de cela ?'' Caîn, caha, le panier de la semaine se constitue.
Persil, ciboulette, blette et salade pour les légumes frais, mais nous avons un trou dans les récoltes de radis. Pas encore assez de place dans les tunnels pour en avoir chaque semaine. A revoir pour dans 15 jours.
Nous nous péparons à planter les pommes de terre : Allians, Charlotte, Rosabelle et une nouveauté, Samba, pour remplacer la Bintje.
La Bintje, variété emblématique de la pomme de terre, est la plus demandée, parce que bien connu des consommateurs. Et pourtant, la bintje n'est pas une variété facile pour un maraicher Bio. Elle est très sensible au mildiou de la pomme de terre, La sélection a permis de trouver d'autres variétés plus résistantes que la Bintje et mieux adaptées aux productions Biologiques.
L'idée pour nous est d'utiliser le moins possible la bouillie bordelaise, seul reméde contre le mildiou, autorisé en agriculture biologique. Nous avons donc choisi cette variété qui a fait ses preuves en culture bio.
A par cela, pour cette semaine et la suivante, le planning de travail est plus que tendu.
Au programme, plantations, plantations et cueillettes. Chaque minute compte pour qu'au 20 juin les premières tomates soit dans vos paniers.
C'est un challenge difficile mais réalisable...ou pas!!!
 
La prose du potager - Les derniers PANAIS de la saison !
Dimanche, 30 Mars 2014 17:25
Nous avons déjà eu l'occasion de parler Panais dans la prose, il y a quelques semaines de cela. Nous voici maintenant au dernier arrachage de ce légume ancien.
La récolte de cette année est maigre. Le panais aime la chaleur et l'eau. Si en 2013 l'eau était au rendez-vous, la chaleur n'y était pas. Conséquence : des panais de petites tailles et d'une longueur.......!!
Il y a quelques temps, nous envisagions de ne plus mettre cette culture au potager à cause de la difficulté de sa récolte dans une terre gorgée d'eau. Mais le panais, c'est tellement bon ! Nous souhaitons renouveler cette culture, en les récoltant avant les pluies d'hiver puis au début du printemps, quand le sol aura ressuyé.
La météo est capricieuse. Si la pluie a été abondante ces derniers mois, l'absence de pluie aujourd'hui, nous pose quelques problèmes. Les semis fait actuellement ne germent pas, et nous allons démarrer cette semaine une irrigation légère pour favoriser la germination des graines de radis, navets, fèves et épinards en plein champs.
Nous pensons maintenant aux plants de pommes de terre. Les achats de plants certifiés sont le gage d'un bon état sanitaire futur de la culture pendant tout son cycle de végétation. Celui-ci arrivera vers le 10 avril. Il nous faudra le réchauffer au soleil pour le réveiller durant une à deux semaines puis planter dans les champs tout ce petit monde.
Nous choisissons des plants de taille moyenne (32-40 mm) et cette année la plantation se fera selon le conseil avisé d'un agriculteur à la retraite, ancien producteur de pomme de terre. Celui-ci ne plante ses pommes de terre qu'à partir du moment où les lilas fleurissent.
Le lilas fleurit quand la terre est suffisamment réchauffée. Les pommes de terre ont cette même exigence pour démarrer leur pousse. Plus vite elles démarrent en végétation, meilleure sera leur vigueur pendant la saison.
Pas bête la nature et les conseils des anciens sont précieux.
Alors attendons et ne courons pas...
Bonne nouvelle au potager : les deux serres endommagées par la tempête sont réparées et attendent les plants de concombres et courgettes pour la semaine 15, autour du 5 avril c'est demain, alors nous courons quand même un peu...
 
La prose du potager - Grands travaux de printemps
Mercredi, 12 Mars 2014 23:35
Du soleil et pas de vent, le temps idéal pour remplacer les deux bâches transparentes des tunnels, déchirées par la tempête de Noël... et faire le drainage nécessaire autour des tunnels pour évacuer l'eau de pluie en excès.
Petit calcul rapide avant travaux : Les 6 tunnels couvrent 1710 m2 de surface au sol.
Entre décembre et février, il est tombé 240 mm de pluies soit 4104 m3 d'eau en trois mois sur cette surface. Cette eau, ne tombant pas sous les tunnels, se déverse sur les bords, comme pour un toit de maison. Évacuer cette eau devient une nécessité.
4104 m3 d'eau représente un volume équivalant à un immeuble de 41 m de haut sur 10 m x10 m au sol. Vu sous cet angle, la notion de pluviométrie change le regard.
4104 m3 d'eau, c'est environ la consommation d'eau de 500 familles sur un an. Cette eau, qui est bien réelle, doit être évacuée par un drainage et un fossé, au risque de ne pouvoir utiliser correctement nos serres, où l'eau s'infiltre à l'intérieur.
Ce week-end, Michel et Serge, tonton et papa de Denis sont venus nous donner le coup de main. Une mini-pelle pour les tranchés, des bras pour la pose des bâches, et nous serons prêts pour la saison de plantation des tomates et des concombres, semaine 15 (6-7 avril).
C'est extraordinaire, il y a des anges gardiens, qui arrivent au bon moment en ce monde...
Il reste sur le potager, à récolter tous les légumes laissés dans les champs avant de labourer et resemer : Poireaux, choux de milan, choux de Bruxelles et encore un peu de navets et de radis noirs.
Voilà aussi les grands travaux des semaines à venir :
 récolter les derniers légumes d'hiver des champs pour libérer le terrain.
 Arpenter le potager pour définir les différentes surfaces des parcelles qui accueilleront chaque culture de légumes cette année.
C'est parti pour une année...
 
La prose du potager - Grands travaux de printemps
Mercredi, 12 Mars 2014 23:35
Du soleil et pas de vent, le temps idéal pour remplacer les deux bâches transparentes des tunnels, déchirées par la tempête de Noël... et faire le drainage nécessaire autour des tunnels pour évacuer l'eau de pluie en excès.
Petit calcul rapide avant travaux : Les 6 tunnels couvrent 1710 m2 de surface au sol.
Entre décembre et février, il est tombé 240 mm de pluies soit 4104 m3 d'eau en trois mois sur cette surface. Cette eau, ne tombant pas sous les tunnels, se déverse sur les bords, comme pour un toit de maison. Évacuer cette eau devient une nécessité.
4104 m3 d'eau représente un volume équivalant à un immeuble de 41 m de haut sur 10 m x10 m au sol. Vu sous cet angle, la notion de pluviométrie change le regard.
4104 m3 d'eau, c'est environ la consommation d'eau de 500 familles sur un an. Cette eau, qui est bien réelle, doit être évacuée par un drainage et un fossé, au risque de ne pouvoir utiliser correctement nos serres, où l'eau s'infiltre à l'intérieur.
Ce week-end, Michel et Serge, tonton et papa de Denis sont venus nous donner le coup de main. Une mini-pelle pour les tranchés, des bras pour la pose des bâches, et nous serons prêts pour la saison de plantation des tomates et des concombres, semaine 15 (6-7 avril).
C'est extraordinaire, il y a des anges gardiens, qui arrivent au bon moment en ce monde...
Il reste sur le potager, à récolter tous les légumes laissés dans les champs avant de labourer et resemer : Poireaux, choux de milan, choux de Bruxelles et encore un peu de navets et de radis noirs.
Voilà aussi les grands travaux des semaines à venir :
 récolter les derniers légumes d'hiver des champs pour libérer le terrain.
 Arpenter le potager pour définir les différentes surfaces des parcelles qui accueilleront chaque culture de légumes cette année.
C'est parti pour une année...
 
La prose du potager - Un petit nouveau dans la famille
Dimanche, 09 Mars 2014 19:50
Ce n'est pas une naissance mais une découverte...
Le chou Kale (in english) ou chou frisé non pommé (in french).
La famille des choux n'a pas fini de nous surprendre par sa diversité.
Ce petit dernier, nous l'avons découvert à Londres, sur les marchés en plein hiver, il y a deux ans. Nos amis d'outre-manche, trouvent surtout des choux sur les étals des maraichers locaux ; le climat frais britannique oblige.
Feuilles très frisées, vertes, le chou Kale y est prisé comme un met aux mille vertus. Nous l'avons cultivé au potager, un mètre de haut, rappelant le palmier pour ses feuilles, il ne craint pas le froid et le gel. Outre-atlantique, les américains en sont friands et n'en trouvent pas en France, à leurs grande déception. quand ils y résident.
On ne mange que les feuilles dans le chou Kale.
Vous êtes donc nos cobayes cette semaine pour goûter ce légume d'hiver.
Allez découvrir le chou Kate sur internet. Recettes, reportages vous familiariseront avec la chose, voici quelques liens :
Les recettes de kale : pour les recettes
kale chou rendu fous americains : pour les petites infos
C'est bientôt l'époque des semis de choux, si ce légume vous plait, dites-le.
Nous sèmerons en conséquence...ou pas !
Dans la famille Chou, nous n'avons pas fini de découvrir des petits nouveaux !
Il existe aussi le chou Kale à feuilles rouges.
Au Portugal, le chou-feuille est également utilisé avec une autre variété.
Les chinois sont très forts sur le chou. Ce sont les premiers producteurs et premiers consommateurs avec le Pé-Tsaï, le Pak-Choî et autres choux chinois.
Seul chou que nous ne testerons pas, c'est le chou fourrager dit chou à vaches ...
Là, on osera pas, juré, promis !.
 
La prose du potager - Le temps des engrais
Mardi, 25 Février 2014 22:49
C'est le temps d'apporter les engrais pour les cultures à venir.
Ces apports d'engrais sont réglementés, dans l'optique de minimiser la pollution des nappes phréatiques.
Que l'on soit en agriculture biologique ou non, le lessivage par les pluies est réel.
Les engrais utilisés en bio, sont de type organique (d'origine végétale et animale). Sous cette forme, le lessivage y est moins important que pour les engrais utilisés en agriculture conventionnelle.
Afin de nous guider dans les quantités d'engrais à utiliser, nous avons plusieurs outils de calcul. D'abord, les besoins de chaque culture, déterminés par des années d 'essais et de recherches agronomiques.
Ensuite, nous avons au cours de l'hiver, procédé à des analyses de sol qui évaluent les quantités d'azote encore présentent dans le sol.
Avec ces données, nous calculons la dose à épandre.
N'étant pas dans une région d'élevage, les apports d'engrais se font très peu sous forme de fumier composté... Un jour futur, nous l'espérons, nous pourrons compter sur un élevage à la ferme afin d'être plus en cohérence avec l'agriculture biologique proche de nos convictions.
Chaque apport d'engrais est noté sur un cahier d'épandage, où nous devons justifier de nos pratiques en terme de quantité.
Si la météo le permet, nous serons pendant les 15 jours qui viennent à nos semoirs, à arpenter les champs avec du Valoris (engrais organique que nous utilisons sur la ferme).
En attendant, nous suivons de près ce 24 février, le passage en correctionnel d'Emmanuel Giboulot, vigneron en AB en Côte d'Or, qui a refusé d'épandre un insecticide sur ses vignes, malgré l'arrêté préfectoral obligeant tous les vignerons à y procéder. Voilà où la logique de lutte par éradication mène à des incohérences. Vous pouvez suivre cette information sur internet et signer la pétition en cours.
 
La prose du potager - Topinambours du potager
Mercredi, 19 Février 2014 21:58
Cette semaine nous partons à la conquête des topinambours...
Le sol regorgeant d'eau, récolter au potager est devenu une aventure digne des Titans.
Muni de fourches bêches au manche solide, nous récoltons 40 kilos de topinambours à l'heure/personne, si tout va bien.
Cette plante ressemble au dallia, que l'on rentre en hiver pour ne pas que le pied géle.
Une grosse motte de terre bien grasse et des racines cachent les topinambours.
Nous fouillons chaque motte à la recherche de 1,5 à 3 kg de tubercules.
Tout ce petit monde passe à la laveuse à légumes, et enfin nous découvrons des protubérances difformes et de couleur violette.
Ce travail est fastidieux et nous pose question sur notre façon de travailler la terre.
Pratiquer l'agriculture biologique sans pesticide ne suffit pas.
Le labour annuel, les passages des tracteurs sur le potager, l'irrigation des cultures et les périodes plus ou moins longues de sol nu, entre récolte et nouveau semi, sont autant de façons culturales mettant à mal le sol. Nous constatons chaque hiver que notre sol accentue sa capacité à se durcir, se fermer. D'où la difficulté de récolter aux champs en cette saison.
Alors changer nos pratiques? : oui où plutôt les modifier.
Pour nous guider, nous avons fait une expérience qui nous paraît être bonne pour l'avenir.
Une de nos parcelles est couverte de luzerne depuis 2 ans. Cette plante enrichit le sol de sa propre matière organique, étouffe les herbes indésirables, ses racines retructurent le sol et la vie micobienne est redynamisée, éventuellement nous fournit en foin.
Ce que les microbiologistes du sol tel Claude Bourguignon préconisent, fonctionne réellement.
Sur une petite partie de cette culture, nous avons planté des poireaux l'an dernier et la récolte aujourd'hui y est plus facile, avec des plantes magnifiques.
Le sol a effectivement gagné en souplesse, la terre y est plus noire, riche en matière organique.
Voilà une piste que nous allons suivre maintenant et la généraliser. Ce changement va demander 2 années de mise en place sur l'ensemble du potager.
Nous travaillons avec le temps météo et le temps chronologique...Patience donc.
 
La prose du potager - Les rutabagas
Mardi, 11 Février 2014 23:41
C'est la première année que nous réussissons nos rutabagas au potager.
Ce légume, rentré dans la grande Histoire par la porte des mauvais souvenirs de la guerre 39-45, n'est pas un navet mais un chou.
Chou, dont l'homme, au travers des siècles de sélection, a su rendre la racine comestible. C'est fou ce que l'homme peut être créatif et la nature généreuse. Pendant que certains s'intéressaient au bouton floral pour devenir notre chou fleur, d'autres fixaient leur patience sur les feuilles pour en faire les choux frisés ou rouges.
C'est parce qu'il est un chou, que le rutabaga se sème tôt en saison (15 juillet dernier délai) alors que le navet d'automne-hiver se sème jusqu'au 15 août. Différence stratégique.
Voilà notre erreur des années passées. La date de semis de nos braves rutabagas était toujours trop tardive. Le semis 2013 fut mieux, mais encore un peu tardif (20 juillet) d'où une récolte de petits rutabagas.
En maraichage, avec la diversité de légumes, nous devons tenir compte des jours de luminosité croissante et décroissante. Chaque légume a son exigence, son besoin d'heures de soleil. Selon les choux, il en va de 60 jours (le chou rave), 70 à 140 jours (chou fleur), 60 à 150 jours (chou blanc et rouge) et le pompon sera pour le chou de Bruxelles qui en moyenne se dore la pilule 180 jours. Pour le chou rutabaga, 120 jours de bronzage, du semis à la récolte.
Venez donc nous voir le mardi 15 juillet à 10h15, nous serons sans doute dans le potager à semer les rutabagas. Tout cela pour une récolte le samedi 1er novembre à 9h pile. Comme chacun sait, le maraichage est une science exacte...
Choisir un légume, c'est d'abord définir une espèce, puis une variété en fonction de ses exigences et de la date de récolte désirée. La nature fait le reste ... ou presque !
Pour sa consommation, le rutabaga se cuisine plutôt comme un navet et au diable ses exigences culturales, vive les papilles gustatives.

PS : Dans les catalogues de semences et autres bibles du parfait jardinier, les rutabagas se nomment Chou-Navet Rutabaga, ...de quoi en perdre son latin.

 
La prose du potager - Le panais
Mardi, 11 Février 2014 23:37
LE PANAIS, légume peu connu mais tellement bon !
Le panais est une plante bisannuelle à racine charnue, appartenant à la famille des Apiacées, comme la carotte. C'est une culture qui a été quelque peu délaissée de nos jours, sauf en Grande Bretagne, dans les pays nordiques et en Afrique du Nord. Le panais, d'une couleur blanc ivoire, a une forme proche de celle de la carotte. N'essayez pas de lui trouver des ressemblances en terme de saveur, le panais est unique avec son goût de.... panais.
Il était déjà cultivé au moyen age. L'histoire du panais se confond en partie avec celle de la carotte car la distinction entre les deux plantes, qui appartiennent à la même famille botanique n'était pas toujours nette jusqu'à la fin de la Renaissance. On le trouvait encore dans les jardins jusque dans les année 50.
Au potager, depuis plusieurs années, nous le cultivons avec un succès très mitigé. Soit il pousse avec une taille démesurée, et la récolte est fastidieuse, soit par les printemps froids, il végète et reste minuscule comme cette année 2013.
La récolte se fait en hiver au fur et à mesure des besoins le panais ne se conservant pas au stockage. Nous avons donc fait le choix de ne pas cultiver cette racine pour 2014, et travailler avec les producteurs de panais de notre groupement Val-Bio-Centre.
Dans les sols légers, sableux, qui se réchauffe bien, le panais est plus simple à produire.
Dans la Sologne du Loir-et-Cher, le panais pousse près des asperges et des chicons d'endives.
Utilisation
Le panais n'a pas besoin d'être pelé. Tailler à la dernière minute car, tout comme la pomme de terre, il a tendance à s'oxyder au contact de l'air. Il faut donc le cuire immédiatement ou le mettre à tremper dans une eau citronnée.
Coté cuisine, il aime les mélanges épicés et les accords sucrés/salés. Le panais peut se consommer cuit en soupes, potages, couscous (Maghreb) et pot au feu, il supporte tout type de cuisson et accommode n'importe quelle viande ou poisson. Il est le plus souvent utilisé comme complément ou condiment, à cause de sa saveur assez vive.
Le panais se cuit comme la pomme de terre et peut être préparé en purée ou gratiné au four. On peut aussi le servir cru, râpé avec huile et citron en salade.
 
La prose du potager - Les tomates au Potager
Jeudi, 30 Janvier 2014 22:35
Ne croyez pas qu'il y aura des tomates dans votre panier, cette semaine.
Il faudra attendre le 20 juin pour avoir les primeurs...si tout va bien.
Si nous vous parlons tomates, c'est que nous planchons sur les variétés à commander maintenant. Dates de plantations optimales?, de nouvelles variétés à découvrir?, dans quelles serres planter pour suivre une bonne rotation des cultures? et puis combien de plants avons-nous besoin pour satisfaire toutes les ''bouches à nourrir'' cette année?.
Nos choix sont faits ce mardi.
D'abord une variété précoce : Dévotion, tomate cocktail, déjà testée l'an dernier, choisie pour son goût.
Puis vient la traditionnelle des producteurs bio : Paola, tomate ronde, une classique avec du goût et du rendement.
Une oubliée l'an dernier : Green Zebra, verte et jaune, excellente mais fragile et tardive. Patience c'est pour les mois d'aout/septembre .
Les anciennes : Prune noire à tomber par terre, Rose de berne, on ne s'en relève pas !! mais très fragile .
Une locale : de type coeur de boeuf. Nous l'appelons Hélène ou Jacky, nos voisins qui nous l'on fait découvrir et aimer. Énorme tomate, à manger par tranches.
Et d'autres encore comme la Cornue andine, que nos collègues du Jardin de Cocagne nous assurerons faute de place sous nos serres.
Premier arrivage de plants, le mercredi 2 avril (semaine 14). Avant il fait trop froid dans notre plaine de Beauce.... mais avant nous avons encore de la préparation de terrain, mettre le fumier, remettre le goute à goutte et surtout cueillir ce qu'il y a sur les emplacements des futures tomates...
 
La prose du potager - Des légumes à souhait
Dimanche, 12 Janvier 2014 21:22
A tous les croqueurs de légumes, nous souhaitons mille et une saveurs envoûtantes, étonnantes et vivifiantes pour cette année 2014, sans oublier un énorme zeste de météo à faire pousser toutes les joies simples et contagieuses en germination sur cette petite Terre ... ''bleue comme une orange''.
Au potager, nous commençons l'année avec mille et une surprises savoureuses.
 D'abord avec un repos réparateur de deux semaines où le travail s'est fait autour de rangements et nettoyage que nous n'avions jamais le temps de faire.
 Et puis chaque jour, autour de nous, des amis, des Amapiens, des personnes sensibles à notre projet, nous témoignent leur solidarité. Chacun à sa manière œuvre pour nous soutenir. Nous ne sommes pas seuls face aux difficultés que nous rencontrons.
 Et encore...ce week-end, premier de l'année, un ami organise pour nous le chantier de construction de notre chambre froide, en pièces détachées depuis un an. Gros chantier pour la semaine qui vient.
 D'autres soutiens germent ici et là.
C'est une chaîne de fraternité que nous vivons aujourd'hui. Elle nous conforte dans le choix de produire autrement sur notre ferme. La persévérance reprend ses droits pour continuer le travail engagé depuis 5 ans maintenant au Potager.
Les difficultés de trésorerie sont toujours là, mais l'envie de soulever des montagnes nous gagne. Et c'est délicieux.
A vous tous, fidèles à nos paniers, nous lançons mille et un Merci dans le ciel de janvier. Nous vous disons notre reconnaissance.
Que tous les petits changements, les petits gestes autour de nous, autour de vous, soient signes de solidarité avec notre belle petite planète.
Si ce que nous vivons aujourd'hui est une maladie, qu'elle soit contagieuse !!!
 
La prose du potager - Grand soulagement chez les pommes de terre...
Mardi, 10 Décembre 2013 20:52
Depuis le 15 octobre, les pommes de terre se languissaient de ne pas être récoltées...
Les maraichers aussi. Les grosses pluies de novembre, le thermomètre qui baisse de jour en jour, font se durcir la terre du potager, qui ne sèche plus.
Par dépit, nous avons récolté les besoins immédiats, à la main.
A force d'attendre le jour hypothétique d'une récolte possible, celui-ci est enfin arrivé.
Jeudi dernier, une arracheuse à pommes de terre, qui n'a rien à envier aux ''usines à gaz'' ultra moderne, est entrée dans notre champ. Ouf... Le temps de vérifier que la terre, les pommes de terre et les pierres montent bien dans les convoyeuses de cette bécane et ressortir chacun de leur coté, la tension et l'angoisse étaient palpable. Cela marche ou bien nous laissons définitivement les 40 tonnes de nos chères tubercules dans le champs, à tout jamais !!
Eh bien cela a marché. Avec difficulté mais la grange s'est remplie en deux jours de travail et 7 personnes. Le conducteur de l'arracheuse, cinq trieurs juchés sur la machine et un conducteur du tracteur-remorque pour acheminer les pommes de terre vers la ferme pour le stockage. Bintje, Rosabelle, Alliance, Charlotte et Grise d'Auvergne, voici nos variétés pour vos paniers.
Nous n'avons pas encore fait la fête. Encore ce lundi pour finir le chantier mais on ouvrira une bonne bouteille à la gloire du stress passé...
C'était la bonne nouvelle de la semaine.
Semaine triste tout de même, endeuillée par la disparition de Nelson Mendela et d'un jeune adulte, ami de l'un des notres.
Nos petits soucis légumiers sont bien peu de chose. La roue de la vie tourne mais en ces jours, le temps s'arrête un peu et accompagne la douleur des uns et des autres.
 
La prose du potager - Les topinambours
Lundi, 09 Décembre 2013 22:18
Depuis deux semaines, certains d'entre vous, nous réclament à corps et à cris (enfin presque...) des topinambours.
Et bien çà y est, nous attaquons les premières récoltes de ce légume racine.
Cette année, la récolte des topinambours est prometteuse. Nous sortons de gros tubercules de sous la terre. Il doit exister 2 variétés de ce légume racine, le blanc et le violet. Le second est plus gouteux et c'est celui que nous avons planté en avril, sur butte, comme les pommes de terre.
Un tubercule donne entre 1,5 kg et 3 kg de topinambours. La récolte se fait au fur et à mesure des besoins, tout au long de la saison froide. C'est une plante qui ne craint pas le gel mais dès son arrachage il a tendance à sécher en se ramollissant. Donc pas de stock dans la grange mais tout reste au champs.
Petit inconvénient de cette culture, les tubercules oubliées dans le sol repoussent systématiquement l'année suivante à n'en plus finir,
Comme du chiendent.
Le topinambour est souvent associé au rutabaga, qui lui est de la famille du chou. Les anciens, qui ont vécu la guerre 39-45 ont un très mauvais souvenir de ces légumes. Il n'y avait que cela à manger et leur ras le bol après 70 ans, y est encore prégnant.
Donc cette semaine, devoir de mémoire, topinambours !!
A petite dose, pour ne pas mettre à mal les personnes aux intestins délicats. Le topinambour, de la famille de la tomate et des tournesols, peux créer quelques tourments digestifs.
Suivez la recette, consommez avec modération et laissez parler votre palais.
 
La prose du potager - Bilan d'une année qui s'achève
Jeudi, 28 Novembre 2013 22:21
En cette fin novembre, un premier bilan de l'année peut être fait.
Météorologiquement parlant, il serait bon de remonter le temps jusqu'au printemps 2012, soit presque 2 ans. Depuis avril 2012, le temps est au froid et à la pluie.
Beaucoup ne s'en souviennent pas mais c'est une réalité très concrète. Il y a eu un intermède ensoleillé en aout et septembre de cette année mais pour le reste froidure et eau. Les conséquences sonnantes et trébuchantes sont alarmantes.
Depuis l'an dernier, nous avons pu fournir sans faillir tous les paniers grâce à une surface supérieure aux besoins. Les rendements des légumes depuis 2 ans sont plutôt maigres et les moyens mis en œuvres pour cultiver nos légumes ont été démultipliés. L'automne 2013 est presque une bénédiction ensoleillée dans cette longue période morose.
La trésorerie du Potager en a pris un sérieux coup, car les récoltes, qui demande le plus de temps humain, sont à faire, rendement ou pas. Aujourd'hui, nous travaillons en reportant tous les projets.
Les réparations du matériel, les nouveaux investissements dans du matériel d'occasion, pour améliorer les conditions de travail et de culture sont renvoyés aux calendes grecques, et pourtant investissement si nécessaire aujourd'hui.
Le projet d'installation de Denis sur la ferme est revu ultérieurement. Les conditions sont pour l'instant trop difficiles pour démarrer quoi que ce soit d'important.
Le moral est en berne actuellement, mais il y a des événements qui nous ont réchauffé le cœur et donné du courage. Six tunnels-serres sont en production depuis avril 2013 après une période de montage longue et difficile.
Nous maitrisons de mieux en mieux le désherbage des cultures légumières, point crucial en l'agriculture biologique. Nos légumes font de plus en plus d'adeptes et la qualité gustative de nos productions est reconnue maintenant par tous.
Le 29 septembre, nous avons organisé la ''fête des paniers'' au Potager de la ferme dans le vent. Cet événement, préparé par le groupement de producteur Val Bio Centre fut un feu d'artifice de réussite et de joie dans cette morosité maraichère. 600 personnes se sont déplacées, ont participé aux visites, aux expos, au cabaret et découvert les stands de nos collègues producteurs bio de tout poil.
Nous avons encore du punch. Produire en pleine Beauce, des légumes sains, bons et bio nous avons démontré que c'était possible.
Morose est notre moral et pourtant nous sommes prêts à remonter la pente et mettre à profit le savoir-faire acquit depuis 2008.
Merci à vous tous d'être fidèle à nos paniers, vous êtes nos ambassadeurs croqueurs de légumes, et c'est grâce à vos remarques que nous progressons.
 
La prose du potager - les dictons de novembre
Samedi, 23 Novembre 2013 12:29
En ces premiers jours de froid et pour nous amuser un peu devant la cheminée, voici quelques dictons de Novembre, nous verrons bien s'ils sont de bon présage ou pas....
Novembre : 
 - si la première neige ne prend pas, de l'Hiver elle ne prendra.
 - Quand il tonne entre Toussaint et Noël, l'Hiver est en retard.
 - Vilaine veille de Toussaint ne présage rien de bien.
 - Si l'hiver va droit son chemin, vous l'aurez à la Saint-Martin (11 nov) 
 - s'il trouve quelque encombrée, vous l'aurez à la Saint-André ( 30 nov)
20 - A la saint-Edmond, le temps n'est pas bon.
21 - Quand il gèle en novembre, adieu l'herbe tendre.
22 - Planté à la sainte-Cécile, chaque pois va en donner mille.
23 - Quand l'hiver vient doucement, il est là à la saint-Clément.
     - Saint-Clément montrera comment l'hiver se passera .
24 - A sainte-Flora plus rien ne fleurira.
25 - A la sainte-Catherine tout bois prend racine.
     - Quand Sainte-Catherine au ciel fait la moue, il faut patauger longtemps dans la boue .
26 - A la sainte-Delphine mets ton manteau à pèlerine.
27 - A la saint-Séverin chauffe tes reins.
28 - A la saint-Sosthème, il y a des chrysanthèmes.
29 - Neige le jour de la saint-Saturnin, c'est de l'eau pour le moulin.
30 - La neige de la saint-André fait beaucoup de mal au blé.
     - Neige de Saint-André, peut cent jours durer.
 
La prose du potager - Les céleris au potager
Mardi, 12 Novembre 2013 23:05
Nous cultivons deux sortes de céleris :
 le céleri branche,
 le celeri rave,
L'un et l'autre sont cultivés en plein champ et n'aiment pas les gelées. Ainsi la semaine dernière, nous avons récolté les raves et mis en pallox (de gros cageots ayant 500 kg de contenance) et mis à l'abri hors gel.
Pour les branches, c'est cette semaine, en croisant les doigts qu'il n'y aura pas de gelées matinales. Vous trouverez donc dans votre panier un céleri branche et une recette testée ce samedi au magasin de la ferme (la photo est sur notre page Facebook).
Il existe 4 espèces de céleris. En plus du rave et du branche, on trouve l'ache des marais, dit céleri,sauvage et le céleri à couper.
De la même famille que la carotte, le céleri est une plante bisannuelle de la famille des Apiacées (nommé anciennement Ombellifère). Semé la première année, elle ne donnera des fleurs et des graines ressemblant à des ombrelles qu'au bout de la deuxième année.
Au potager, nous ne récoltons pas de graines, mais les racines ou les branches. Donc, nous n'attendons pas les deux ans et la récolte se fait avant l'hiver de l'année 1, quand la plante a fait ses réserves.
Le céleri est une plante riche en sel que l'on utilise en cuisine (sel de céleri). En alimentation industrielle pour Bébé, les petits pots de légumes préparés, le sel de céleri bio est recherché pour remplacer d'une part le chlorure de sodium (le sel) mais aussi pour limiter les apports de nitrates que l'on trouve dans les cultures conduites en agriculture conventionnelle.
Planté en juin, le céleri est une plante aimant l'eau. Muni d'un chevelu racinaire digne d'un Bob Marley, la récolte par arrachage en est difficile et fait appel aux différents muscles des bras. Salle de musculation en plein air assurée.
Mais nous avons fait travailler notre cerveau et avons transformé une sorte de charrue en arracheuse à céleri et tout cela derrière le tracteur. On arrête pas le progrès.
 
La prose du potager - Des légumes fraichement cueillis et leurs inconvénients
Vendredi, 25 Octobre 2013 19:27
Au potager, nous privilégions la fraicheur des légumes.
Pour ce faire, les cueillettes et les arrachages se font la veille ou le jour même, sans compter les semaines où nous sommes à la ''bourre'' dans le travail et qu'il est tant de vous livrer alors que tout n'est pas prêt.
Dans les périodes pluvieuses, la terre de notre potager est très amoureuse, elle colle aux légumes et au bottes. Nous sommes donc amenés à passer par le lavage (bien que ce ne soit pas l'idéal pour la conservation et la saveur des légumes).
Par ce choix de fraicheur, de récolte au plus prêt de la livraison, les légumes n'ont pas le temps de sécher, de perdre l'excès d'eau du lavage.
C'est ainsi que vous vous retrouvez avec des légumes bien mouillés, des paniers quelque peu trempés, des sacs qui se déchirent.
Au potager, nous cherchons des solutions pour limiter ce problème.
En circuit long, les légumes ont le temps de sécher au frigo, à Rungis, dans le camion du transporteur, re au frigo du revendeur et sur l'étal de présentation.
Pour nous il n'y a pas tout ce temps. La botte de radis n'a pas le temps de dire ouf qu'elle est déjà chez vous et les carottes sont déjà cuites.
Donc...donc pour la bonne conservation de vos légumes, pensez à les sortir des sacs plastiques, de les essuyer légèrement ou de les essorer (ça c'est pour les salades). et hop en bas du réfrigérateur ou dans la cave.
Si nous cherchons à améliorer le système, nous ne pourrons changer notre terre.
Dernière petite info : Cet automne les limaces sont en profusion dans les champs avec un record de 6 spécimens sur un salade.
Ne vous étonnez pas si vous en retrouvez dans votre évier. Le bio à des inconvénients...
Bonne semaine (c'est pour ne pas mettre bon appétit cette fois-ci)
 
La prose du potager - Le chou chinois
Lundi, 21 Octobre 2013 20:11

Ce chou est une plante bisannuelle qui a des feuilles entières allongées et dressées formant une « pomme » de forme allongée.

La tige florale qui apparaît durant la deuxième année porte des fleurs jaunes regroupées en épi. Les fruits sont des siliques renfermant de petites graines noires sphériques.Le chou chinois tient à la fois du chou blanc et de la salade. De forme allongée, ses feuilles vert pâle sont tendres et fines, et ses côtes bien blanches sont croquantes. Encore peu connu en Europe, c'est un légume très consommé dans les pays asiatiques, où on l'appelle Pe Tsaï, Pak Choï ou encore Bok Choy. Son nom botanique est Brassica rapa var. pekinensis, du moins pour la variété la plus courante en Europe, car il en existe plus de 30 différentes. Il appartient à la famille des Brassicacées, ou Crucifères, comme tous les choux. Le chou chinois contient une multitude de vitamines et de minéraux ainsi que des composés actifs dont les  ropriétés sur la santé sont bien démontrées (glucosinolates, antioxydants, caroténoïdes, vitamine K, vitamine A...)

Histoire et origines

Les choux chinois sont des plantes potagères dont l'origine serait probablement chinoise. Ils sont consommés depuis des milliers d'années en Asie mais ne sont connus en Europe que depuis le début du XVIII.

Atouts nutritionnels

Le chou chinois est l'un des légumes qui contiennent le plus de calcium biodisponible, c'est-à-dire du calcium que l'organisme peut absorber et utiliser. La biodisponibilité du calcium contenu dans certains légumes (principalement les légumes verts feuillus) est variable. La présence de composés tels les oxalates et les phytates diminue l'absorption de ce minéral dans l'organisme. Le bok choy contient une quantité appréciable de calcium (84 mg par portion de 125 ml) et celui-ci est hautement biodisponible (taux d'absorption de 54 %). À titre de comparaison, le calcium du lait n'est absorbé qu'à 32 % tandis que celui des épinards l'est seulement à 5 %.

 
La prose du potager - Les premières mâches à planter
Jeudi, 10 Octobre 2013 22:48
Nous sommes la semaine 41 et les semaines avec un 4 en chiffre des dizaines sont synonymes de course après le temps.
La météo avance inexorablement vers le froid, la pluie et un soleil qui décline. Pas de temps à perdre.
Toutes les récoltes sont à faire avant la fin octobre, période des premières gelées. Tout ce qui reste en novembre. Les récoltes sont aléatoires et fastidieuses sous les pluies à venir.
Aujourd'hui mardi nous partons planter 6000 mâches sous les serres. La prochaine plantation de mâche se fera la semaine prochaine avec...6000 mâches encore et cela jusqu'à la semaine d'avant Noël.
Pour aujourd'hui, nous allons finir la journée à 4 pattes, pour poser les plants de mâches, bien en ligne avec 10 cm d'écartement entre plants.
Cette semaine nous commençons à récolter les courges d'automne.
Et là se sont des centaines de courges à rentrer avant la première gelée (que l'on déteste !!).
C'est heure nous partons...
 
La prose du potager - Fête des paniers et choux en folie !!!!
Mercredi, 02 Octobre 2013 22:55
La fête est finie mais quelle fête !! Jamais la cour de la ferme n'aura vu autant de monde. Les producteurs bio de la région et les artistes étaient au rendezvous.
Plusieurs visites des serres et cultures ont été guidées par Denis du Potager et Claire du jardin de Cocagne, l'association Solibio.
Malgré les gouttes d'eau, les visiteurs étaient nombreux.
Mais après les rangements du lundi, le travail au potager nous appelle en urgence :
Les choux fleurs et choux brocolis ont choisi ce week-end pour exploser de leurs boutons floraux. Et oui, ce sont bien des fleurs de choux que l'on mange, chez ces deux types de chou. Pour être précis, il s'agit de leurs fleurs immatures.
La récolte s'effectue tous les deux jours voire chaque jour.
Aujourd'hui un chou fleur peux faire 500 grammes, demain, 1 kilo et après demain 1 kilo 800. Et qui voudrait manger un chou aussi gros... ?
Même chose pour le brocoli, aujourd'hui, le bouquet floral est au stade de la récolte, demain trop tard, des pétales de fleur jaune apparaissent. La saveur croquante est passée, vous mangerez réellement un bouquet de fleur.
Alors cette semaine, les choux nous font tourner en bourrique.
Il y a aussi la compagne fidèle du chou, la Piéride, une chenille verte qui mange les feuilles de chou et les bouquets floraux. Et cette année, c'est une année à Piéride. Il se peut donc que votre chou ait une ou plusieurs traces de dents de nos futurs papillons.
 
La prose du potager - Petit détour par le Québec
Samedi, 28 Septembre 2013 21:19
Dernière ligne droite avant «La Fête des Paniers du Val de Loire» au potager de la ferme dans le vent ce dimanche 29 septembre. Nous vous y attendons avec joie.
Cette semaine, c'est le grand rangement, le grand nettoyage d'automne. Le marché des producteurs et les diverses animations s'y prépare.
Mais nous laissons la plume à Roxane qui passe ce mois de septembre au potager avant de repartir vers d'autres horizons.
Maraîcher, loin d'être maréchal, dans son potager a la dalle. Le vent soulève la terre jusqu'à ses lèvres en poussière. Sur tous ses vêtements, jusque dans les dents. Terre mère, il s'enracine dans ses origines. Le sourire lumineux fait concurrence au soleil brillant de mille feux. Un corps fort, connecté à sa santé, prêt à arracher et à replanter. «Ainsi va le cycle de la vie» qu'il dit. «On vit de la mort aussi». La ferme, seul endroit où la fin est une bonne nouvelle. Le maraîcher a dans le crâne cette phrase de bien plantée : «La fin d'une chose est le début d'une autre.»
 
La prose du potager - Des tunnels qui se vident pour l'hiver
Lundi, 23 Septembre 2013 18:22
Vous l'avez tous remarqué, c'est un temps d'automne que nous avons. Pour nous, qui attendions la pluie depuis un mois, c'est la fête. Les choux-fleurs et romanesco sont aux anges.
Et oui, pourquoi les paysans bretons sont les rois des choux-fleurs?. Parce qu'en Bretagne, il fait soleil plusieurs fois par jour..., entre les pluies... et toute l'année. L'idéal du chou.
Nous n'étions plus habitués à rentrer trempés des champs. Et bien le baptême de la pluie est fait cette semaine.
Nous nous mettrons à l'abri sous les tunnels. L'un après l'autre, nous les vidons en arrachant les plantes (tomates et concombres d'abord) et les accompagnons vers le tas de compost. Nous démontons les goutte-à-goutte,
puis travaillons le terrain. Nous arrosons légèrement pour faire lever les graines indésirables. Et dans quelques jours, un tapis de verdure sortira de terre et nous nous chargerons de le détruire pour préparer les plantations des futures salades et mâches.
Cette technique de désherbage s'appelle le faux-semi. Pas de désherbant, juste un outil à dent et de la patience.
Tout ce travail d'avant les nouvelles plantations, demande du temps et de l'anticipation. Pour notre première année de travail sous tunnel, nous ne sommes pas encore très performants avec ce mot barbare : Anticiper.
Nous faisons ce que nous pouvons et l'an prochain sera mieux.
En attendent, la fête des paniers nous talonne, c'est presque demain le 29 septembre !!
 
La prose du potager - Petites nouvelles brèves du potager
Lundi, 16 Septembre 2013 18:50
Cette semaine, l'équipe du potager s'ouvre sur le Quebec. Au cour de son périble en Europe, Roxanne a débarqué à la ferme pour y découvrir une tranche de vie quotidienne des maraîchers. Ici nous découvrons le monde sans bouger. La mondialisation, c'est cela aussi.
La ''fête des paniers'' se prépare . Rangement, nettoyage et rangement en semaine. Si d'aventure le plaisir de nous rejoindre avec vos bras, vous titille, nous acceuillons les bénévoles pour le samedi 28 et dimanche 29 septembre. Prérarer les stands, mettre le dernier petit coup de balai, placer les tables et les chaises, mais aussi déménager toute la fête après la fête et se rerouver autour d'un repas.
Contactez Nataly, au 07 70 16 71 24. Merci d'avance.
L'automne approchant, les premiers poireaux, les carottes, les betteraves sont de retour. Nous attaquons les arrachages maintenant.
Les tomates ont donné le maximun cet été et nous voyons déjà la fin prochaine de la production (15 jours encore). Le murrissement devient plus long.
Nous attendons la pluie avec impatience. De la vraie pluie qui mouille vraiment.
 
La prose du potager - La fête des paniers, c'est pour bientôt. Et tomate à coulis...
Jeudi, 05 Septembre 2013 22:21
Au potager de la ferme dans le vent, nous commençons à faire du rangement à l'occasion de la fête des paniers, qui se déroulera le dimanche 29 septembre, ici même. A noter dans tous les bons agendas...
Au programme :
• visite du potager de la ferme et du jardin d'insertion
• conférence et exposition
• animations, musique et contes
• repas sur place et marché des producteurs bio
• mais aussi un cabaret en après midi avec, comme artistes, vous, nous, croqueurs de légumes de nos paniers, toutes personnes prêtent à nous faire découvrir leurs talents d'amateurs ( musique, théâtre, mîme, danse, chant etc ...) .
Si vous souhaitez vous lancer dans cette petite aventure, contactez Mathilde, en charge de l'organisation de cette journée, pour le groupement de producteurs Val Bio Centre. Vous ajouterez à cette fête, un melting-pote de touches personnelles. Alors, n'hésitez pas, appelez Mathilde : 02 54 70 01 10 ou par mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. et en plus, elle ne mord pas !
Nous reparlerons de la fête des paniers, prochainement , dans la prose du potager.
Pour l'heure, nous sommes heureux de vous imaginer parmi nous ce 29 septembre.
Se sera pour toute l'équipe du potager, une récompense après le travail accompli,
parfois dans des conditions printanières difficiles.
Vous pouvez nous commandez des tomates pour coulis. En AMAP, commandez par les référents légumes. Sinon par mail à notre adresse mail et trois jours avant la livraison.
 
La prose du potager - La paille pour l'hiver
Mardi, 03 Septembre 2013 21:44
Après la moisson, nous pressons de la paille en prévision de l'hiver.
Cette année, de très gros ballots (400 kg le ballot, on ne rigole pas au potager...) vont servir de mur coup-vent auprès des serres. Les arbres ne sont pas encore plantés pour la future haie brise-vent, la paille la remplacera comme assurance tempête.
Pour la litière des animaux, 100 petits ballots de paille suffirons (15kg la bête).
Et pour finir, il nous faut 200 petits ballots pour l'isolation contre le froid de nos légumes stockés. Pommes de terre, navets, céleris rave et radis noir craignent le froid. Nous faisons des murs de paille à l'intérieur des granges de stockage pour vivre l'hiver en toute sérénité.
Nous sortons les fourches et la remorque plateau, comme au bon vieux temps.
Nos petits muscles nous accompagnent, on en aura besoin.
Et oui ici nous pensons déjà à l'hiver.
Bon appétit.
 
La prose du potager - La saison des engrais verts
Mardi, 03 Septembre 2013 21:39
Maintenant que la moisson est terminée, nous allons démarrer les semis d'engrais vert. Les engrais verts, c'est quoi ?
Ce sont des cultures de plantes que l'on sème dans un champ mis à nu, mais que l'on ne récoltera pas. Elles sont destinées à être enfouies, incorporées au sol.
Le rôle le plus connu de ces cultures est de piéger les nitrates du sol qui partiraient vers la nappe phréatique pendant les hivers pluvieux.
C'est aussi, un moyen de couvrir le sol (celui-ci n'appréciant pas du tout le contact direct avec le soleil ).
Les bactéries du sol, qui sont des milliards par gramme de terre, sont des travailleurs infatigables et essentiels pour la préservation d'un sol riche.
En implantant entre deux saisons de culture, un engrais vert dans les périodes où ordinairement la terre est nue, nos bactéries continuent à s'épanouir et enrichir le sol.
Toutes les plantes peuvent être utilisés comme engrais vert, mais certaines sont choisies pour leur efficacité à retenir les nitrates, à couvrir vite le sol, à mener la vie dure aux plantes indésirables que l'on nomme ''mauvaises herbes'', à enrichir le sol de matière organique ou bien encore en ameublissant le sol grâce à leurs racines. Pour améliorer le système, ces plantes sont cultivées en un mélange d'espèces variées.
On trouve du sarazin-moutarde-seigle-tournesol ou encore radis chinois-tréfle blanc-tritical et puis trèfle d'Alexandrie-avoine-phacélie etc etc...
Nous avons à préparer, nous aussi, les sols mis à nu par les récoltes de nos légumes et nos céréales. Et tout cela en prévision des futures cultures de l'an prochain mais aussi pour étouffer les mauvaises herbes qui se sont multipliées cette année dans le potager.
 
La prose du potager - Les Tomates du potager
Mardi, 03 Septembre 2013 21:35
Le mot « Tomate » est une déformation du mot inca « Tomalt ». Découverte par Christophe Colomb en Amérique du Sud au XVe siècle alors qu'il pensait avoir trouvé la route des Indes, la tomate était cultivée par les Incas de la région andine et n'était alors pas plus grosse que notre tomate cerise.
La tomate arrive en Europe un siècle plus tard et s'implante en Espagne et à Naples. Ronde, rouge ou jaune. Elle est alors désignée comme une pomme d'amour (1549) par allusion à la pomme accordé à Vénus par Pâris et comme une pomme d'or selon la référence au Jardin des Hespérides (un des douze travaux d'Hercule), mais aussi et surtout par influence de l'italien «pomodoro» (qui de nos jours la nomme toujours ainsi).
Considérée comme un produit vénéneux, elle reste une simple plante ornementale pendant trois siècles. C'est au milieu du XVIIIème siècle que l'on découvre ses vertus de légume fruit. La tomate est alors sur toutes les tables du Sud de l'Europe. Les Provençaux sont les premiers Français à la consommer. Montés dans la capitale pour la fête de la Fédération Nationale du 14 juillet 1790, ils exigent des tomates partout où ils vont.
Après cette page d'histoire, un petit résumé des variétés que vous pourrez trouver dans vos paniers :
Ronde «Paola» : variété la plus courante portant ses fruits en grappe, qui comporte 6 à 8 fruits, de bon calibre. La chair est ferme, douce et sucrée. Excellente résistance aux maladies. Très bonne conservation après la cueillette.
Cornue des Andes : Tomate en forme de piment, allongée. Excellente variété pour faire des coulis, des sauces. Peut aussi servir pour faire des tomates confites ou séchées. La chair est pleine, avec peu de graines et peu de jus. Variété productive.
Noire de Crimée : La tomate noire par excellence : couleur superbe allant du pourpre foncé au vert sombre. Intérieur sombre, épatant dans une salade. La saveur est
exceptionnellement douce et sucrée. La tomate préférée des enfants, car elle n'a pas d'acidité. Sensible à l'éclatement.
Rose de Berne : La saveur de cette tomate est exceptionnelle. Très parfumée. Couleur rose à rose-rouge, cette tomate résiste bien aux maladies et produit beaucoup. C'est le top. Essayez-la en salade ! un pied à la croissance exubérante, très prolifique. Saveur très douce.
 
La prose du potager - Les aubergines sont sur la ligne d'arrivée
Mardi, 03 Septembre 2013 21:29
Le soleil aidant, sous les serres pointent maintenant les aubergines.
Cette année nous avons la classique aubergine noire, souvent énorme mais vous trouverez aussi dans vos paniers dans la saison, deux variétés à découvrir :
– la blanche ronde à oeuf qui est...blanche et excellente,
– une aubergine striée violet et blanche.
Pour le reste tout pousse et même trop vite comme les salades qui montent, qui montent.
Nous nous adaptons à cette calicule en arrosant régulièrement.
Le travail commence à 6 heure à la fraiche pour les cueillettes.
Aux heures les plus chaudes, le travail se fait dans la grange à l'ombre.
L'irrigation démarre le soir vers 18-19 heure, dans le meilleur des cas.
Nous évitons l'aspersion dans la journée afin d'éviter le vent ou trop d'évaporation.
Par cette chaleur nous apportons à chaque fois 25 mm d'eau, pour 15 mm en temps normal.
Çà baigne quoi !
Bonne semaine, bonnes vacances pour les uns et pour les autres que le temps vous soit doux.
 
La prose du potager - Enfin des tomates !!
Mardi, 03 Septembre 2013 21:25
Avec un mois de retard, les tomates murissent enfin.
Tomates cocktail pour les plus avancées, talonnées par la tomate rondes Paola et juste derrière les noire de Crimée.
Par ces températures très chaudes, nous découvrons que sous serre les cultures ont un besoin en eau supérieur au plein champs.
Pour diminuer l'évaporation, nos tomates sont sous paillage plastique en amidon de maîs (dégradable).
Les pommes de terre nouvelles sont là, sous les buttes de terre.
Ouf, la mauvaise période est passée et presque oubliée.
Dans le potager, nous plantons pour l'automne maintenant. Fenouils, salades et choux fleurs.
Et nous pensons déjà aux commandes des plants automne-hiver pour remplir les serres. Nous apprenons à optimiser la surface.
Nous sommes aidé en cela par Edouard, notre technicien légumes du groupement Val Bio Centre.
Nous vous concoctons un hiver de légumes variés mais çà ce sera pour la prochaine saison.
 
La prose du potager - L'histoire de la Fève
Mardi, 03 Septembre 2013 21:20
Les premières traces des fèves sont apparues en Perse et en Afrique dès la Haute Antiquité Égyptienne, elles furent nommée «Vicia faba».
Par ailleurs, les Chinois auraient utilisé cet aliment il y a plus de 5 000 ans.
Appréciée des Phéniciens, la fève était très réputée en Grèce et nourrissaient les gladiateurs Romains. Elles étaient converties en jetons pour désigner le roi du banquet lors de fêtes romaines. Ces évènements auraient été à l'origine de la fève de la fameuse Galette des Rois, remplacée aujourd'hui par des figurines.
Peu après la découverte de la fève par Christophe Colomb, ce légume fut introduit en Amérique latine. Avant que les Espagnols mènent le haricot en Europe, ces derniers ne connaissaient que la fève pour légume.
C'est sans doute grâce à elle que le cassoulet existe et ce, dès le Moyen Âge.
Elle fut alors souvent associée aux soupes, bouillies et potées.
Bien que la fève fût un des légumes les plus cultivés, de nos jours, la fève est tombée dans l'oubli.
Elle se mange fraîche en les écossant comme les petits pois, ou en légumes secs lorsqu'elle est récoltée à maturité (lorsque les feuilles brunissent).
 
La prose du potager - Des fuites d'eau...Aïe !!
Mardi, 03 Septembre 2013 21:16
La semaine dernière fut une semaine de tous les dangers.
Et le point d'orgue des soucis, s'est trouvé être le jeudi dans la nuit.
Une canalisation enterrée d'irrigation eu l'idée saugrenue de se percer à 22 h et en plein fonctionnement de l'irrigation.
Pour compliquer le tout, la dite fuite (10 m2 par heure) se situait sous une route départementale. Toute cette eau libérée a fini par soulever le goudron de la route et rendre impraticable celle-ci.
Vendredi matin : intervention de la DDE, puis d'une entreprise de terrassement.
Lundi matin et après midi, intervention des mécaniciens soudeurs pour changer le malheureux tuyau.
Mardi soir peut-être que nous allons pouvoir re-irriguer.
Parce que c'est là que tout se joue. Les plantes ont très vite soif quand le soleil revient.
Quelle semaine !!!!
 
La prose du potager - Les petits inconvénients de la grêle
Mardi, 03 Septembre 2013 21:11
La grêle tant redoutée pour les dégâts qu'elle peut occasionner sur les cultures, est passée nous voir ce lundi 17 juin.
Ce passage a modifié largement le contenu de votre panier de la semaine dernière. De beaux épinards étaient prêts à la cueillette et Dame nature en a décidé tout autrement.
Entre 5 h et 6 h du matin, un orage de grêle est tombé chez Denis Renard, un collègue maraicher bio de la région de Toury, avec qui nous échangeons des légumes, selon nos productions. Denis nous fournissait ses épinards cette semaine.
Hachés menu, la récolte s'est faite en moins de 5 minutes. Des grêlons gros comme des oeufs de pigeon.
Du coup, effectivement, la météo chagrine de ces derniers mois ne nous fait pas de cadeau et les légumes ne poussent pas à foison. Tout est en retard.
Les paniers sont parfois (...souvent) difficile à constituer cette année. Nous avons donc improvisé cette semaine au jour le jour pour les cueillettes .
Désolé si le contenu du panier n'était pas à la hauteur de vos espérances . Des épinards poussent dans notre potager pour un prochain panier et pour l'instant la grêle, la tempête, les inondations, le tsunami ne sont pas encore en vue.
Mais comment cela se passe pour Denis et ces épinards grêlés ? N'a t-il que ses yeux pour pleurer ?
Tout agriculteur a l'obligation de contracter une assurance grêle, culture par culture, parcelle par parcelle. Après le passage de cette maudite grêle, un expert agricole passe dans les jours qui suit le sinistre pour évaluer les dégâts et définir une indemnisation.
Pour ce qui est de l'assurance grêle au potager, les micro-parcelles de maraichage ainsi que la diversité des légumes est un vrai casse-tête d'assureur. Le calcul de la prime d'assurance y est compliquée et exorbitante. Nous n'assurons donc que les pommes de terres, les poireaux et les choux qui sont les surfaces de légumes les plus importantes.

Nous allons toucher du bois et faire des incantations, peut-être que ça marche contre la grêle, on fait ce que l'on peut !!!

 
La prose du potager - Un brasileiro nos campas de França
Vendredi, 21 Juin 2013 19:12
Essa semana quem vos escreve é un brasileiro. No verdade un franco-brasileiro. Ganlei a chance de vir a França para canhecer o pais, aprende a lingua e fazer estagios en fazendas orgânicas.
No Brasil acompanho de perto o modi mento da agraecologia e ajudo a construi-lo. Na minha universidade fasso parte de un grupo de agroecologia. Nos organizamos para pensar e agir solare assuntos como : a valorizaçao da agricultura familiar, économia solidaria, horta urbana, reciclagem, compostagem, arte, cultura e educaçao ambciental e implantaçao de sistemas agro florestais.
Essa semana foi muito especial, tive a oportunidade de vivênciar o cotidiano de uma equipe : Damien, Denis, Carole, Nataly, Anthony. Plantamos e calhemas muitas saladas, rabanetes, morangos, abobrinha e nit mais.
Minha viagem continua e é com gratidao que deixo a casa da familia Leroy.
Venham conhecer o Brasil a terra do samba, carnaval, maracatu, bossa nova, volei e futebal !
Pedro Henri Mathieu
 
Traduction :
C'est un brésilien qui vous écris cette semaine. Non d'ailleurs c'est un franco-brésilien. Qui a la chance de venir en France pour connaître votre pays, apprendre la langue et faire des stages linguistiques dans les fermes agricoles.
Au Brésil j'accompagne de près la mentalité de l'agriculture et j'aide à la construction. Dans mon université je fais partie d'un groupe d'agriculteurs. Nous avons organisé des pensées et actions scolaires comme : la valorisation de l'agriculture familiale, l'économie solidaire, les jardins urbains, le recyclage, le compostage, l'art, la culture et l'éducation, l'ambiance et l'implantation du système agro-forestier.
Cette semaine était très spéciale, j'ai eu l'occasion de vivre le quotidien d'une équipe : Damien, Denis, Carole, Nataly et Anthony. Nous avons planté et récolté beaucoup de salades, radis, fraises, courgettes et bien plus.
Mon voyage se poursuit et c'est avec gratitude que je quitte la maison familiale Leroy.
Venez visiter le Brésil, le pays de la samba, du carnaval, de la bossa nova, du volley et du football.
 
La prose du potager - La fête des paniers du Val de Loire
Lundi, 17 Juin 2013 21:13
Voici l'événement le plus important après que l'homme est marché sur la lune !!:
Le Dimanche 29 septembre 2013, au potager de la ferme dans le vent, Les paniers font la fête.
Vous y êtes tous invités dès 10h et jusqu'à 18 h Au programme, les visites du potager et des serres, le village associatif avec commerce équitable, protection de la nature, économie solidaire...et puis des animations pédagogiques, le marché avec des producteurs bio locaux sans oublier la buvette et le repas bio du midi.
Organisé par le groupement de producteurs Val-bio-centre dont nous faisons partie, cette journée est un vrai challenge pour nous : Une fête de la bio en pleine Bioce, c'est pas banal... vous ne trouvez pas !!.
Et puis cerise sur le gâteau : Nous préparons un cabaret dans l'après midi et nous faisons appel à vos talents de comédiens, chanteurs, conteurs, danseurs et autres amateurs plus fous encore.
Pour se faire, prenez contact : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , mail de Damien, ou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , mail de Mathilde, décrivez ce que vous proposez et nous ferons le reste. Les contraintes sont simples: votre prestation ne peut durer plus de 5 minutes et vous amenez votre matériel et accessoires.
Ici, à la ferme, nous avons déjà fait ce genre de cabaret et cela à toujours été un moment fort, apprécié du public et joyeux.
Alors faîtes vous connaître et notez la date dans vos agendas, sur vos calendriers des PTT, sur vos i-pad et autres appendis électroniques.
 
La prose du potager - Les petites plantes qui montent, qui montent
Jeudi, 30 Mai 2013 22:19
Il ne s'agit pas d'une chanson enfantine, où il est question d'une petite bête, non non, nous sommes bien dans nos serres-tunnels où poussent vaillamment tomates, aubergines, poivrons, concombres, courges longue de Nice et bientôt haricots mangetout. En tout, sept tunnels remplis de ces légumes prometteurs.
Le point commun entre tous, c'est qu'ils sont grimpants.
A rame dans un jardin, ici chacun montent vers le ciel par une ficelle attachée, en haut, à un fil de fer ''porte culture'' installé à 2,50 m du sol, en bas passant simplement dans le chevelu des racines, sous sa motte de terre.
Tout au long des semaines nous faisons faire un quart de tour à chaque tige, sur cette ficelle. De chaque plante, nous ne gardons qu'un seul rameau. Les rejetons sont éliminés ou castrés. Langage barbare...peut être mais efficace. Les plantes montent à 2 voir 3 ou 4 mètres (pour les tomates et les concombres) avec une facilité de cueillette idéale pour le dos.
* Pour les concombres, une particularité, nous éliminons aussi les 6 premières fleurs, cela leurs donnent de la vigueur et les stimulent à galoper.
* Les aubergines sont menées comme les tomates et là nous gardons tous les bouquets floraux.
* Des poivrons, nous supprimons le premier bouquet, travail à faire cette semaine.
* Les haricots mangetout sont installés avec des filets en guise de tuteur.
* C'est la première année que nous faisons des courges de Nice sous tunnel pour leurs courgettes et non comme courges d'automne. Au dire des méridionaux, on en mangerait sur la tête d'un... A découvrir bientôt.
Quelle bonne idée d'avoir monté des tunnels cette année au vue de cette météo calamiteuse.
 
La prose du potager - Les Occupations administratives
Dimanche, 26 Mai 2013 10:13
Si le mois de mai est ''le joli mois de mai'', ici nous ne savons pas comment interpréter cette expression du langage poétique.
Couvert de ponts, il nous amène à jongler entre les travaux urgents et les ordinaires. Tous sont à faire pour hier évidemment et les bras nous manquent.
Nous ne parlerons pas de la météo, sujet qui fâche.
C'est le mois des échéances administratives à ne pas escamoter :
• Il y a le dossier PAC à déposer avant le 15 mai. PAC comme Politique Agricole Commune. Il s'agit pour tous les agriculteurs de France et de Navarre, mais aussi de l'Europe des 25, de déclarer leurs surfaces de toutes cultures implantées sur leur ferme, en vu d'accéder aux aides agricoles européennes pour l'année civile en cour.
Éleveurs, céréaliers, maraichers, bio ou conventionnel, l'aide concerne toutes les productions. Chaque parcelle doit être mesurée avec précision, à l'are près (Hier, mesuré au décamètre, aujourd'hui au GPS).
Pour les maraîchers c'est un petit casse-tête. Nous travaillons avec une multitude de micro-parcelles et toutes doivent être mesurer.
Les aides sont fonction des surfaces déclarées, des mesures agroenvironnementales misent en place sur la ferme comme la bio, les diminutions d'intrants chimiques pour les conventionnels, les bandes de cultures pour préserver la faunes etc...Pour nous, le dossier a été déposé le 13 mai . Ouf !
• Il y a aussi comme pour chacun, les devoirs de citoyen envers les impôts. La liasse fiscale et le revenu de l'année à finir et déposer. Un marathon, Quoi !
Et tout cela en attachant et taillant les plants de tomates qui montent, qui montent.
 
La prose du potager - L'asperge, légume de saison
Jeudi, 25 Avril 2013 18:36
Vous trouverez dans les paniers de cette semaine des asperges blanches.
Ce n'est pas un légume que nous cultivons au potager.
Elles sont produites par des producteurs du groupement Val-Bio-centre, dont nous faisons partie. Terre sableuse et sud de la Loire (loir et cher), voilà les ingrédients pour en avoir maintenant.
La culture de l'asperge blanche est idéale en terre légère, sableuse comme la Sologne, ce qui n'est pas le cas ici au Potager. Fouiller la terre à la recherche de ces tiges verticales et souterraines, le turion, y serait possible mais trop ardu. Notre terre est bien trop lourde et dure. Par contre le goût y serait sûrement supérieur, comme tous les légumes racines (carottes, pommes de terre, navets, betteraves et panais). C'est la particularité des terres riches en limon comme celle de la ferme et de la Beauce en général. Dure au travail mais généreuse pour le goût.
Mais voilà, il y a un choix à faire et pour l'asperge, c'est la rentabilité du chantier de cueillette qui nous fait ne pas nous lancer dans cette culture. Et puis il y a le savoir faire.
Nous sommes des ignorants en la matière. D'autres que nous savent cultiver ce légume et c'est tant mieux. On ne peut pas tout avoir en ce bas monde !
Il existe deux sortes asperges :
– la verte, que l'on récolte en la cueillant au dessus du sol. Asperges des bois.
– la blanche, plus connue, que l'on récolte avec une gouge à asperge dans le sol,
au petit matin, avant que l'on aperçoit la tête d'asperges sortir de terre.
La culture se fait sur une grosse butte, pour faciliter la récolte et le réchauffement du sol au printemps. La plante d'asperge est botaniquement étonnante. Elle n'a
pour ainsi dire pas de feuilles et les plantes sont mâle ou femelle.
Le début de récolte est tout juste démarré. La saison dure pas plus d'un mois.
Bon appétit.
 
La prose du potager - C'est le printemps !!!
Vendredi, 19 Avril 2013 21:56
Bonjour les hirondelles, c'est le printemps !!.. il était temps.
Nous les avons vu vendredi dernier, les premières hirondelles passer au dessus du potager. Et c'est toujours un moment de temps suspendu, magique, que ce
premier vol. Chaque année, l'arrivée de ces voyageuses marque un changement définitif...du temps : premières récoltes mais aussi temps de plantations. Pour
d'autres, ce pourrait être le temps des premiers picnics.
Pour ce qui est des récoltes, nous sommes un peu décalé...dans le temps, avec un mois de retard. Les plantations vont aller bon train trois semaines durant. Idem pour les semis. Et là nous rattraperons le temps, peut être.
Faisons un petit bilan de ''l'année panier» des douzes derniers mois :
Nous avons pu assurer des paniers jusqu'à maintenant, sans difficultés majeures.
Le hasard nous a donné un petit coup de pouce. Et oui, nous avons sans nous en rendre compte, semée et plantée une surface bien plus grande de légumes en 2012 que d'ordinaire. Les petits rendements de l'année sur cette grande surface, nous ont permis de faire des stocks suffisants pour tenir l'hiver et ce printemps mal embouché.
Autour de nous, beaucoup de collégues maraichers ont arrêté de distribuer faute de légumes.
Moralité de l'histoire, nous renouvellons l'expérience en jouant du semoir et en gardant une certaine folie des grandeurs.
On sait jamais, le retour des ours polaires en Beauce, c'est peut être pour l'hiver prochain. On peut rêver, il est encore temps.
 
La prose du potager - Le grand passage à vide de la période potagère
Jeudi, 11 Avril 2013 22:13
Du 15 avril au 15 mai de chaque année, les maraichers du nord de la France se font des cheveux blancs, les arrachent et les coupent en quatre pour mettre sur leurs étals ou dans leurs paniers, des légumes qu'ils n'ont plus ou qu'ils n'ont pas encore.
Ici, même combat. Les stocks d'hivers s'épuisent et les primeurs font des pieds de nez aux impatients que nous sommes.
En ce début de printemps, météo pour grenouille et froid de canard, ont décalé les semis et les plantations d'un mois.
Les serres sont enfin finies, nous pouvons travailler dedans et planter les premières tomates (enfin les petits plants) et les premières courgettes.
Dans ces moments difficiles, les réseaux de solidarité entre maraichers fonctionnent et nous trouvons auprès de nos voisins ''le jardin de cocagne'', des légumes sortis de leur grande serre, déjà en production.
Il y a aussi, chez des producteurs du groupement Val-Bio-Centre, des légumes de gardes qui nous dépannent.
Dur dur mais on se serre les coudes et cette météo, on l'aura à l'usure...foi de maraicher.
Un rayon de soleil dans cette sinistrose ambiante : Jacques, Amapien de Chartres nous a donné un bon coup de main mercredi dernier en venant semer un tunnel entier de radis rond rouge. Si dans trois semaines, vous trouvez une botte de radis dans le panier, c'est grâce à lui.
 
La prose du potager - Le Bout du tunnel ?
Jeudi, 11 Avril 2013 22:09
Sommes-nous au bout des 6 tunnels ?
Presque !!
Ils se sont enfin habillés de leur bâche translucide.
Il nous reste maintenant toute la tuyauterie intérieure. Goutte-à-goutte et douches d'arrosage soit 540 mètres de tuyaux et fil de fer pour tenir tout le monde .
Le vent de Nord-Est qui sévit en ce moment nous glace les os et échauffe les nerfs. Les bâches fraichement misent, se détendent avec les poussées du vent. Nous passons notre temps à les retendre.
Et les premiers plants de tomates arrivent ce mardi !!
Ce qui en année normale est une bonne chose, mais aujourd'hui, le gel nocturne nous préconise de faire attendre ce petit monde bien au chaud dans une grange hors-gel.
Il est vrai que la météo nous obsède depuis plus d'un an.
Le site internet de météorologie agricole ''plein champ'' n'a jamais été autant regardé. Comme un médicament : matin, midi et soir.
Les paniers sont encore hivernaux et les quelques légumes primeurs qui daignent pousser sont récoltés au compte-goutte.
Mais à par cela tout va bien...
 
La prose du potager - La météo
Jeudi, 11 Avril 2013 22:05
De quoi parle deux paysans dans le bout de leurs champs ?
De la météo, forcément !
Et cette année la météo joue avec nos nerfs...
Si l'année était NORMALE, nous aurions déjà semé dans le potager, plein champ, betteraves, carottes, navets, blettes et radis. Mais là rien, le sol est humide et froid, nous attendons le soleil salvateur, pour chauffer le sol, et nos os.
Heureusement qu'il y a les serres. Elles nous permettent de cultiver sereinement les salades, la mâche et autres primeurs pour les semaines à venir...Ouf !
Le dimanche des rameaux, ce dimanche 25 mars, tous les paysans de France et de Navarre regardent le ciel dans la matinée, pour savoir d'où vient le vent ; vent qui détermine le temps qu'il y aura tout le reste de l'année.
Nord-Est, si si nous avons regardé !. Et c'est pas très bon le vent d'Est.
Séchants, les vents d'Est et plutôt froids, les vents de Nord. Cumulé...froid et sec au printemps chaud et sec cet été. Voilà le programme.
Bon, cela changera de la pluie de ces derniers mois.
Ce n'est pas ce qui sera le mieux pour les cultures mais on fera avec...
Vérifiez auprès d'un agriculteur que vous connaissez, il y a de forte chance qu'il sache quel vent il y avait le jour des rameaux. Çà marche à tous les coups ... il a
regardé c'est sûr.
Dicton :
«Le vent qui a soufflé pendant l'office du dimanche des Rameaux sera le vent de l'année : c'est le coq du clocher qui en a décidé.»
 
La prose du potager - Les semis de tomates, de courgettes et concombres
Jeudi, 11 Avril 2013 22:00
La période de semis pour les futurs plants vient de démarrer :
Sur la ligne de départ, les tomates, les concombres et les courgettes.
Tout ce petit monde ira prendre place dans les serres, en avril, à l'abri des gelées printanières. Mais pour l'heure, chaque graine est mise dans un godet de terreau sur table chauffante ou quand il n'y a plus de place, à la maison, près du radiateur (et à la grande joie de madame).
Faute d' insecte pollinisateur en cette saison avancée, nous choisissons pour les courgettes et les concombres, des variétés parthénocarpiques (dont le fruit peut se former sans pollinisation). Il leur faudra 3 semaines au chaud, pour devenir de jeunes plants fringants et vigoureux prêts à conquérir le monde...de la serre.
Pour les tomates, même préparation mais en deux périodes de plantations différentes. L'une mi-avril, pour avoir les fruits le plus tôt possible (20 juin peut être !!!), avec le risque de voir tout geler courant avril, l'autre début mai pour ne prendre aucun risque ( les gelées de début mai ne sont pas rares).
Et les variétés de tomates cette année ??
– tomates rondes Paola pour la sécurité,
– tomate cocktail Dévotion pour la précocité
– tomates de diversification et anciennes, noire de Crimée, Green Zébra,
Cornue de Andes, Rose de Berne pour le goût
– Et cette année une découverte : Une Coeur de Boeuf très local, arrivant directement de pépins de tomates de notre voisine. Depuis 40 ans, Hélène reproduit cette Coeur de Boeuf goûtue qui n'a pas de nom mais qui fait la joie de tous les jardiniers de Lhopiteau. Alors pourquoi s'en priver ? A découvrir cette été...
 
La prose du potager - l'agriculture biologique
Dimanche, 17 Mars 2013 16:13
Avant que l'herbe ne pousse entre les rangs de légumes, parlons-en !
En agriculture biologique, voici le plus gros problème à surmonter :
Ne pas se faire dépasser par l'enherbement. Si c'est le cas, l'année 2012 nous l'a montré à mainte reprise, rien ne sert d'insister pour sauver les légumes. Mieux
vaut éliminer, retravailler le terrain et resemer (avec un petit pincement au coeur pour le travail perdu). La concurrence entre légumes et mauvaises herbes donne toujours les premiers perdants. Petits, rabougris et perdus dans une forêt vierge, voilà le seul résultat.
Le travail de désherbage se fait d'abord avec une bineuse traquée par le tracteur entre les rangs et dès la levée des indésirables. Un, deux et souvent trois passages sont à faire dans les quatre premières semaines après le semis.
La binette à main sera passée au moins une fois dans le rang, entre les plantules de légumes. Ce travail, personne ne l'aime mais il est obligatoire.
Bonjour les courbatures et les ampoules aux mains !
Lors d'une visite chez un agriculteur bio, céréalier, qui avait éliminé de ses pratiques agricoles le labour, nous faisait découvrir que les mauvaises d'herbes
étaient des infirmières pour le sol. Si elles germent et poussent dans un endroit, c'est que ce sol en à besoin pour se rééquilibrer !
Si un tracteur tasse trop sur son passage, il y a de forte chance que des chardons où des rumex (que je ne vous souhaite pas avoir dans votre jardin ou pelouse ) se
retrouvent à pousser là, l'année suivante. Le système racinaire du chardon est tel qu'il est capable de plonger dans ce sol tassé et refaire la structure endommagée
en 2 ou 3 années.
A nous de trouver le bon équilibre entre trop et pas du tout d'herbe. A nous de juger du bon moment pour travailler un sol. Voilà le difficile apprentissage vers
une agriculture biologique et durable. Et là, il y a encore du travail et du savoir faire à acquérir . Mais ça vient, nos erreurs sont nos jalons pour demain.
 
La prose du potager - Stage à la ferme
Mercredi, 06 Mars 2013 21:38
Au cours de ma formation agricole, j'ai des stages à effectuer et Damien a bien voulu m'accueillir pour les 15 derniers jours de février.
Sa ferme ressemble à celle que chacun de nous pourrait spontanément et idéalement imaginer : c'est bien une Ferme, et non une exploitation agricole...
Il y a une grande cour, dans laquelle on pénètre par une large entrée entourée de 2 hauts piliers en pierre. Un corps de bâtiments anciens forme une enceinte. Les
toitures sont en ardoises, la vigne vierge court et s'agrippe sur les murs, quelques arbres sont installés comme des hôtes permanents.
L'activité du lieu est palpable avec la présence du tracteur, du manitou, des cagettes et palettes entreposées devant les bâtiments.
Ce qui occupe toute l'équipe de la ferme de la Métairie à cette période, c'est à la fois le montage des nouvelles serres, et la préparation des livraisons de légumes
pour les AMAP, paniers et autres clients. La plupart des légumes sont stockés dans des pallox (grandes caisses en bois), sous un abri de paille qui isole du gel
et des grandes disparités de température. Il faut aller les chercher, les trier, les laver et les conditionner.
Les récoltes effectuées à l'automne s'amenuisent petit à petit, et il faudra attendre la fin du printemps pour voir et déguster les légumes de la nouvelle saison.
Nourrir environ 200 familles en légumes –c'est le défi de Damien et de son équipe- représente un travail complexe, intense et suppose de multiples compétences.
Cela procure aussi la satisfaction d'accomplir une activité noble et utile : si de plus, comme c'est le cas, la qualité est au rendez-vous, que chacun peut avoir
totalement confiance dans les produits qu'il met dans son assiette, alors, il faut souhaiter que Damien continue d'accomplir sa mission encore longtemps.
Martine, Stagiaire
(Brevet Professionnel Responsable d'Exploitation Agricole – Lycée de la Saussaye)
 
La prose du potager - Le bout des tunnels...
Mercredi, 27 Février 2013 22:39
Depuis 3 semaines, Denis, Jordan, Philippe et Anthony passent le plus clair de leur temps au montage des tunnels.
Six structures de 30 m de long bien alignées, bien parallèles et tout cela par un froid de canard.
Nous attendons un climat plus doux pour les habiller de leurs bâches plastiques.
La semaine qui vient sera un temps de pose des portes et de terrassement. Il s'agit de 400 m de tranchées pour recevoir les tuyaux d'irrigation mais aussi enterrer les bords de nos bâches (seul moyen de les ancrer au sol et ne pas les voir s'envoler).
Vous pouvez voir nos nouvelles installations en photos sur la page Facebook «au potager de la ferme dans vent» où vous trouverez aussi les recettes légumes dans «Photo». Mais vous pouvez venir aussi sur place et admirer!!.
La surface totale cultivable de ces nouveaux tunnels fait 1650 m2.
De quoi cultiver quelques tomates, aubergines ou concombres dès le mois de mai et de ne plus être dépendant de la météo éventuellement médiocre comme 2012, pour ces cultures.
Pour finaliser la construction après bâchage, il nous restera l'installation d'une pompe à eau, mettre le réseau de goutte à goutte, brancher les minuteries et électrovannes, pour que toute l'irrigation soit presque automatique.
Fin des travaux, 1er avril et l'on touche du bois, les plants de tomates arrivent 10 jours plus tard.
On tient le bon bout, tant pis pour le froid...
 
La prose du potager - L' Agriculture Biologique et les engrais (3ème partie)
Dimanche, 24 Février 2013 18:59
En agriculture biologique (AB), pas de possibilité d'utiliser des intrants chimiques, c'est ce que l'on sait tous. Mais ce qui fait la colonne vertébrale de l'AB, la base de cette pratique, c'est le respect et l'entretien de la vie microbienne du sol. Bactéries et vers de terre sont nos partenaires les plus efficaces en AB.
Bon, maintenant que c'est dit, reste à mettre en pratique !!!
Et c'est là que l'expérience des ans fait la différence. Donc : Primo , Apporter à manger à ces petites bêtes très efficaces. Au menu, fumier de vaches, moutons ou chevaux au stade décomposition légère. À raison d'une fois par an, à l'automne ou au printemps. Pour les quantités, disons 15 à 25 tonnes par hectare. Dans une région, la Beauce, sans élevage, c'est un challenge de trouver du fumier !! Affaire à suivre...
Deuz i o , Apporter encore à manger à ces petites bêtes sous forme d'engrais vert.
Ques aquo l'engrais vert? C'est la culture d'une ou plusieur s plantes associées qui n'est pas destinée à être récoltée mais broyée sur place et incorporée au sol, dans le but de fournir de la matière organique fraîche à nos bactéries bien aimées.
Autre avantage d'un engrais vert : avec son réseau de racines, la plante aide la terre à se décompacter, à devenir grumeleuse (l'idéal quoi !!).
Et puis cette culture sert de couvert végétal contre le soleil (véritable lunettes de soleil pour sol délicat). La terre n'aime pas être mise à nu. Dans la nature, il n'y a que les déserts qui ont un sol dépouillé et regardez le résultat ! C'est beau mais stérile.
Terzio, Ne plus travailler en profondeur, comme avec le labour afin de ne pas déranger la vie microbienne.
Fini la charrue et vive la Grelinette. Voici une voie récente, une technique de l'avenir mais à la ferme dans le vent, nous ne savons pas encore faire et surtout pas avec des légumes. Mais les années nous amènerons le savoir-faire. Alors doucement, et chaque chose en son temps.
 
La prose du potager - L' Agriculture Biologique et les engrais (2ème partie)
Jeudi, 14 Février 2013 22:38
La semaine dernière, nous parlions des besoins des plantes et des modes d'apports d'engrais.
Cette fois prenons un microscope et observons une poignée de terre du potager, d'un sous bois ou d'une pelouse. Dans ces quelques grammes de terre, si nous sommes
au printemps, nous découvrirons des milliards de bactéries diverses et variées sans compter champignons et insectes minuscules. Toute une vie microscopique occupée
à dévorer la matière organique fraiche. A chacun, chacune sa tache, sa spécialité.
Les fixatrices de l'azote de l'air (véritable interface entre la racine et l'air), les broyeuses de lignine (cellule du bois), les boulloteuses de cellulose, les transformatrices de molécules de potassium, de souffre, d'azote etc...
Et tout cela en parfaite symbiose avec la plante. Copains comme cochon.
Chacun travaille dans son intérêt et celui des hôtes. C'est ce que nous font découvrir des scientifiques tel que Claude Bourguignon; microbiologiste des sols.
C'est justement la particularité principale de l'agriculture biologique : Favoriser une vie microbienne intense, pour permettre à la plante d'être dans un milieu équilibré et riche, propice à l'épanouissement de tout son potentiel (goût, saveur, résistance aux insectes et aux maladies, rendement, etc...).
Dans l'idéal, cette faune et cette flore microscopique du sol est toute à fait capable de trouver et apporter ce dont les plantes ont besoin, sans avoir à apporter d'engrais.
Tout est dans le sol et dans la matière organique que l'on apporte. Les microbes font le boulot. A nous de nourrir le sol.
L'agriculture chimique a fait l'impasse là-dessus : le sol est un support à entretenir bien sûr mais c'est tout. Au diable les microbes !! C'est l'agriculteur qui nourri la plante.
Nous apprenons maintenant à observer, à compter avec ce petit monde, nous apprenons surtout l'humilité. Et malgré nos bonnes intentions, nous nous plantons encore beaucoup, apprenons chaque jour et les microbes ne sont pas rancuniers.
Patients ils sont ! Patients ils resteront.
 
La prose du potager - L' Agriculture Biologique et les engrais (1ère partie)
Jeudi, 07 Février 2013 22:02
Les légumes de la ferme, comme toutes plantes de cette bonne vieille terre, ont besoin d'eau, de lumière et de minéraux pour croitre. Parlons de ces derniers dans cette prose.
Que mange une plante de chez nous pour grandir ?
– De l'azote, de la potasse, du phosphore, du souffre, du magnésium pour les gros besoins (rien de gouleyant pour les omnivores que nous sommes) mais aussi,
– du bore, du manganèse et même de l'or etc, etc (...qui n'est pas mieux) pour les petits besoins.
Ainsi les commandes d'engrais battent leur plein en cette période.
Et oui !, les minéraux, que nos légumes ont besoin, sont apportés en février/mars par des d'engrais du commerce :
– Sous forme organique, en agriculture biologique pour l'apport d'azote principalement (déchets vert, fiantes de poules, poudre d'os et de plumes, paille, composte de fumier etc...de filière bio et tout cela par compostage). Pour être assimilable par les racines des plantes, ces minéraux organiques sont broyés et oxydés par les bactéries et vers de terre du sol .
– Sous forme d'extraits de roches du sous sol. En AB, ces roches sont seulement broyées finement. En agriculture conventionnelle, pour rendre assimilable ces minerais, l'industrie oxyde chimiquement les roches et autres matières utilisées, ou bien encore, pour l'azote, en la prélevant dans l'air (comme AZF à Toulouse), on parle ainsi d'un engrais chimique .
Pour illustrer le propos, voici une métaphore hautement philosophique !!
A quelle mode manger une carotte ?
• Soit vous la prenez cru et vous utilisez vos dents pour la rendre assimilable,
• Soit vous la faite cuire et vos dents ne vous servent pas beaucoup. La cuisson à fait une partie du travail.
En agriculture biologique, on favorise les phénomènes naturels et lents pour produire, En agriculture conventionnelle, on s'aide des phénomènes rapides obtenus par la chimie .
Le bas de page est arrivé... !!!! Vous aurez la suite la prochaine fois
 
La prose du potager - Les Plants et les semences
Jeudi, 31 Janvier 2013 19:48
C'est la période des commandes de plants et de graines et les premières plantations de l'année.
Nous nous fournissons chez des producteurs ou des fournisseurs qui sont en circuit bio uniquement. Cela nous est imposé par le cahier des charges bio mais aussi par l'éthique que nous avons choisie.
Travailler avec du plant plutôt qu'avec des semis a plusieurs avantages dans la saison de fin d'hiver, début de printemps.
D'abord nous sommes sûrs que ce que nous plantons est déjà vigoureux,.
– ensuite la plante déjà démarrée a gagné du temps sur les futures herbes indésirables (nous sommes en bio et n'avons que la binette)
– et puis nous gagnons quelques semaines sur l'époque de la récolte.
Les plantations se font dans les serres en ce moment. 1400 plants d'épinards et 1400 salades arrivent la semaine prochaine.
Les plants doivent être commandés souvent plus un mois à l'avance puisque une graine en cette saison met de 1 à 3 semaines pour lever et autant pour pousser au stade plant.
Pour les commandes de graines, c'est différent. Nous regardons ce que nous avons cultivé l'an passé, choisissons les variétés qui nous ont donné satisfaction, vérifions les dates de semis à prévoir ainsi que les quantités de graines à utiliser.
La commande peut partir chez les fournisseurs comme Essem'bio, Voltz, Agrosemens, Kokopeli ou Bego. Chacun a sa spécialité en type de légumes.
Info de dernière minute : Après cette période neigeuse, les serres sortent de la grange. La première d'entre elles installe son squelette métallique dans le potager.
 
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